Naturopathie

Lundi Vert: êtes-vous prête à relever le défi?

La question qui tue

Je repose les couverts dans mon assiette après la dernière bouchée du dîner avalée:

“Et si on essayait de devenir végétarien?”

Mon homme lève les sourcils sans dire un mot. J’avais lancé l’idée un peu à l’arrache et je ne savais pas trop comment il allait le prendre. Finalement, il a dit oui.

J’y pensais depuis déjà quelques mois, mais nous étions résolument des carnivores à la maison. Pour preuve, notre sortie hebdomadaire du weekend se terminait souvent par une commande de hamburger frites devant Netflix. Parfois, par une bonne entrecôte béarnaise et des escargots au petit restaurant du coin.

Mon problème, c’était surtout tout ce qui commençait à se dire sur la viande. Provenances douteuses, antibiotiques, qualité médiocre… Et surtout augmentation des risques de cancer en consommant de la viande rouge plusieurs fois par semaine.


34 000 décès par cancer par an environ dans le monde sont imputables à une alimentation riche en viandes transformées.

Les régimes riches en viande rouge pourraient être responsables de 50 000 décès par cancer par an à travers le monde.

La consommation de viande transformée a été associée à une légère augmentation du risque de cancer dans les études examinées. Dans ces études, le risque augmente généralement avec la quantité de viande consommée. Les données des mêmes études laissent penser que le risque de cancer colorectal pourrait augmenter de 17% pour chaque portion de 100 grammes de viande rouge consommée par jour.

Organisation Mondiale de la Santé – Octobre 2015

Début des changements d’habitudes dans mon assiette

J’avais déjà pris la décision de baisser notre consommation de viande rouge et d’alterner avec des viandes blanches, des œufs et du poisson. Malgré tout, pas un jour ne se passait sans que nous ne consommions au moins une portion de protéines animales par personne. Pour être honnête, c’était même plutôt deux: le midi et le soir.

J’achetais alors ma viande au supermarché du coin, en barquettes, comme la majorité d’entre nous. J’avoue même qu’il m’arrivais régulièrement de sélectionner mes achats en fonction du prix. Clairement, je ne regardais pas les provenances, les labels et autres logos informatifs.

Toujours est-il que notre première tentative de passage en mode végétarien a été un échec cuisant. Pourquoi? Trop rapide, pas assez informés. Résultat: nous avons pris 5 kilos chacun le premier mois. La fatigue se faisait sentir. Fin de l’expérience.

Mais une question restait en suspend depuis plusieurs mois: pourquoi est-ce que j’avais tant de mal à changer mes habitudes d’achat? Était-ce si compliqué que ça de réduire notre consommation de viande?

De la viande sur la table

Je n’ai pas fait de grandes recherches sociologiques pour tirer des conclusions. Toutefois, voici ma théorie sur le sujet, basée sur mon expérience et mes réflexions personnelles.

Nous sommes une génération “tampon”. J’ai 35 ans, je n’ai pas connu la guerre, mais mes parents eux ont connus l’après-guerre. Et comme tout le monde, j’ai hérité des habitudes de mes parents. Evidemment, les habitudes de consommation et d’alimentation ne font pas exception.

Pour nos parents, avoir de la viande sur la table était un vrai but à atteindre et un signe extérieur de richesse.

Pourquoi je dis ça? Je me souviens par exemple des commentaires de ma mère quand j’allais passer une soirée chez une copine et que nous avions mangé des légumes, des pâtes et un fruit en dessert:

“Ah? Ses parents ont un peu de mal à joindre les deux bouts?”

Maman – 1996

Je suis sûre que vous avez déjà entendu cette phrase chez vous et je ne parle pas même pas des injonctions à finir nos assiettes.

A l’époque, j’ai donc assimilé que le repas légumes et pâtes était le “repas du pauvre”. Pas de viande sur la table était synonyme de mal gagner sa vie et de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

Ce qui nous mène tout droit à une situation intrigante pour mon cerveau aujourd’hui. En effet, on me dit de consommer moins de viande parce que c’est bon pour la santé et la planète. Or, cela va à l’encontre de tout ce qu’on m’a appris.

Renier notre éducation?

Ce n’est pas évident pour notre génération “tampon”! Parce que nous sommes coincés entre les croyances de nos parents et la réalité de notre monde actuel avec son lot de nouvelles informations.

On ne veut pas leur faire de la peine à nos parents! Toutefois, il nous semble que consommer moins de viande, et faire attention à sa provenance, est une bonne idée pour notre santé et celle de nos enfants.

Mais avez-vous essayé d’expliquer à votre mère que vous essayez de consommer bio? Que vous n’utilisez plus de liquide de rinçage dans le lave vaisselle car c’est cancérogène?

Moi oui, et voici ma conclusion: je ne suis pas prête de recommencer! MDR

Je crois que nous sommes simplement en plein conflit des générations. Par contre, nos chaînes de production et de consommation ne sont pas encore adaptées à notre nouvelle vision de la vie.

Elles ne sont pas non plus adaptées aux grands challenges écologiques qui nous attendent. Quand on vit en ville, on se rend compte que c’est tout notre environnement de vie qui ne correspond en rien aux découvertes scientifiques récentes sur la santé.

Cela va prendre du temps. Je ne suis pas certaine que nous aurons la chance de voir de grands changements généraux d’habitudes de vie de notre vivant.

En revanche, nous pouvons amorcer la pompe à changements. D’abord parce que cela est directement bénéfique pour nous là tout de suite. Ensuite parce que cela aidera les futures générations à continuer à avancer.

Le Lundi Vert

Lundi vert visuel officiel
Visuel officiel: lundi-vert.fr

Ce mouvement national a été imaginé par deux chercheurs.

Laurent Bègues, psychologue social et directeur de la Maison des sciences de l’Homme Alpes à Grenoble.

Nicolas Treich, de l’Institut Nationale de la Recherche Agronomique.

Née tout début 2019 et lancé le 7 janvier, cette idée est soutenue par 500 célébrités comme:

  • Yann Arthus-Bertrand, célèbre photographe reporter et écologiste. Auteur du magnifique livre et film “La Terre vue du ciel”-1999 et président de la fondation GoodPlanet;
  • Isabelle Autissier, navigatrice française. Première femme à avoir accompli un tour du monde en compétition en 1991 et présidente du WWF;
  • Stéphane Bern, Isabelle Adjani etc.

Entendons-nous bien: ce n’est pas parce que ce défi est soutenu par des célébrités que cela m’a interpellée et convaincue.

Je trouve cela très bien que le challenge puisse bénéficier d’un coup de pouce de visibilité grâce au support des personnalités. En revanche, je pense que cette démarche doit avant tout rester personnelle et faire sens.

Il ne s’agit plus de juste faire comme tout le monde pour être tendance.

L’heure est définitivement venue de prendre conscience, réellement, de l’impact de nos habitudes alimentaires sur notre santé et l’environnement.

Il s’agit de prendre consciemment le chemin qui marquera une rupture entre les habitudes alimentaires de nos parents et les nôtres. Nous avons le droit de remettre en question ces habitudes concernant le contenu de nos assiettes. Nous avons le devoir de réviser la manière de consommer la nourriture.

Mes amies, il est temps de couper le cordon.

Bien sûr, cela engendrera peut-être des discussions toniques avec maman quand nous tenterons de lui expliquer notre démarche. Toutefois, nous ne pouvons pas décemment continuer à vivre comme nos parents, en sachant tout ce que nous savons.

Pour couper court à la conversation avec une petite note d’humour, voici une petite astuce. Vous pourrez rappeler à votre mère (avec votre plus beau sourire, c’est tellement plus agréable) que c’est quand même un comble. Elle qui s’arrachait les cheveux pour vous faire manger des légumes dans votre enfance devrait être contente que ça paye enfin!

J’ai donc pris la décision de relever le défi proposé par Lundi Vert. Le concept est le suivant: ne manger ni viande ni poisson le lundi en 2019.

Pour officialiser ma décision, je me suis inscrite sur le site.

Si vous souhaitez vous aussi participer, voici la démarche à suivre.

Allez sur le site. Répondez au questionnaire sur vos habitudes alimentaires. Inscrivez-vous pour recevoir gratuitement les modules de votre choix par email ou par SMS tous les lundis. Voici la liste des modules disponibles:

  • Recettes et astuces sans viande ni poisson
  • Message qui renforcera votre motivation chaque semaine
  • Informations sur la manière de maintenir l’équilibre alimentaire sans viande ni poisson
  • Informations sur les lieux où l’on peut vous proposer un menu sans viande ni poisson le lundi (en sélectionnant votre ville)

Vous pouvez aller vous inscrire sur le site que vous trouverez en cliquant ici.

Mon premier lundi vert!

Je vous avoue que je suis très agréablement surprise par la mise en place de ce challenge. En effet, les questions posées lors de l’inscription font vraiment sens et les modules proposés sont également supers!

J’ai hâte de découvrir les recettes proposées ainsi que les conseils en matière de nutrition.

Pour ce premier lundi, j’ai opté pour une assiette de riz revenu à l’huile d’olive dans une poêle et une courgette vapeur au curry et vinaigre balsamique.

Mon premier lundi vert recette
Mon premier Lundi Vert!

Vous pouvez également suivre Lundi Vert sur Facebook et sur Twitter.

Et vous? Cap ou pas cap de vous inscrire et de relever le défi? Laissez-moi un commentaire juste en-dessous de cet article!

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