aider les autres
Développement Personnel

Aider les autres: ce que votre ami vous murmure tout bas

Depuis que j’ai entamé mon cheminement personnel pour reprendre ma vie en main, j’ai croisé des centaines de personnes prêtes à aider les autres. Chacune d’entre-elles propose une approche personnelle, en fonction de son parcours de vie et des connaissances sur le sujet de mes préoccupations.

En dehors du cercle des professionnels de l’aide, vous pouvez également trouver du soutien. Mais comment faire quand un ami vient à vous pour parler de ses difficultés? Comment faire quand on ne sait pas quoi dire ou répondre?

La bienveillance et l’envie d’aider les autres sont des qualités rares. Même si vous n’avez pas pour vocation d’en faire un métier, vous pouvez cultiver ce côté de votre personnalité de manière saine. Pour cela, 5 règles simples à garder à l’esprit pourront vous aider.

Laissez le jugement au placard

Aider les autres ne signifie pas que vous deviez les remettre dans le droit chemin. Ne jugez pas la situation ou le comportement de la personne qui vient vous demander un coup de main ou tout simplement discuter.

Cela demande du courage pour avouer de vive voix ses difficultés et ses erreurs. Vous n’êtes pas là pour dire ce qui est bien ou ce qui est mal.

D’abord parce que vous ne connaissez probablement pas toute la vie de la personne avec qui vous discutez. Elle garde peut-être secrète tout en pan de son existence par honte, dégoût ou parce que c’est trop douloureux d’en parler pour elle pour le moment.

Il n’y a pas de hasard. Si votre ami a réussi à trouver le courage de venir vous parler, c’est que vous avez quelque chose à lui apporter. Vous avez été choisi avec soin. Ne vous transformez pas en tribunal.

Gardez vos conseils pour vous

Dans la majorité des cas, on se sent obligé de donner des conseils à la personne qui vient nous parler. Pourtant, c’est sans doute la dernière chose dont votre ami a besoin.

Aider les autres, c’est leur permettre de devenir le héros de leur propre vie. Si vous donnez des conseils, ils seront forcément basés sur votre propre histoire et votre point de vue personnel. Aussi, cette attitude mène dans 100% des cas à un revers dont vous devriez vous méfier: la responsabilité.

Chacun est responsable de sa vie, de ses actes et de ses décisions. En donnant des conseils, vous endossez une part de responsabilité dans la vie de votre ami. Si votre conseil est bon et mène à un dénouement heureux, vous serez tenu en partie pour responsable. En revanche, si votre conseil s’avère désastreux, vous n’échapperez pas au retour de bâton.

Laissez la personne qui vient à vous trouver ses propres solutions et prendre la responsabilité de sa vie. Vous n’êtes le sauveur de personne.

Ce n’est pas une blague

Votre ami a exprimé son besoin de vous parler de quelque chose d’important. Ne prenez pas son appel du cœur à la légère. Ce qui pour vous peut sembler être une broutille est peut-être pour votre ami un réel problème qui lui bouffe la vie.

Chacun son domaine de compétence. Vous êtes extraverti et il est pour vous facile d’aller vers les autres? Ne vous moquez pas de votre ami timide qui vient vous avouer qu’il est tétanisé à l’idée d’entamer une conversation.

Votre couple est un modèle d’amour et de communication? Ne méprisez pas la personne qui a du mal à trouver ses propres repères dans le sien en faisant des blagues graveleuses.

Minimiser un problème ne l’a jamais fait disparaître. Au mieux, vous allez convaincre votre ami de le cacher sous le tapis, mais ce n’est pas vous qui vous prendrez les pieds dans la bosse tous les matins.

Oubliez la psychologie de comptoir

“Tu sais j’ai lu dans le magazine SuperPsyGenial que en fait notre subconscient nous fait faire des choses à notre insu et du coup je pense que ta réaction est une manifestation intempestive de ton vécu refoulé…”

STOP! Votre ami n’est pas venu prendre un cours de psychologie. Que vous vous intéressiez au sujet est une chose, mais n’étalez pas votre science à tout bout de champ.

De nos jours des informations pratiques sur la psychologie sont disponibles à tous les coins de rue. Mais gardons tous à l’esprit qu’il s’agit d’une part d’une discipline complexe, et d’autre part d’une science jeune.

Nous n’avons pas terminé d’apprendre comment notre cerveau et notre personnalité fonctionnent ensemble. Gardez-vous de vous prendre pour un expert sur le sujet parce que vous avez lu un bouquin dans le train le weekend dernier.

Aider les autres ne signifie pas faire leur éducation. Vous pouvez partager le fruit de vos recherches avec quelqu’un de passionné comme vous par la psychologie. Vous pouvez vous servir de ce que vous apprenez pour discuter d’éventuelles pistes de réflexion avec l’ami qui vient vous trouver.

Mais par pitié, si la personne avec qui vous discutez ne manifeste pas d’elle-même son intérêt pour le domaine, ne l’assommez pas de théories brumeuses qui ne feront aucune différence pour elle.

Ecouter, simplement

Aider les autres commence par cultiver une compétence précise: l’écoute.

L’ami qui vient vous trouver n’a pas besoin de vos conseils, de votre jugement, de votre science ou de votre humour. Il a besoin d’être écouté, tout simplement.

On ne prend plus le temps de s’écouter. Si vous voulez vraiment aider les autres, commencez par devenir une oreille attentive. Vous serez surpris du nombre de personnes qui se sentiront bien mieux uniquement parce que vous leur avez offert le plus précieux des cadeaux: un espace libre et sécurisé pour s’exprimer et être écouté.

Je vous propose ci-après un texte de Jacques Salomé, psychosociologue et écrivain français. Lisez-le avec attention. Offrez-le à quelqu’un avec qui vous souhaiteriez discuter de vos soucis pour l’aider à mieux vous aider. Partagez-le à un ami qui a manifesté son envie de venir vous parler pour lui dire ce qu’il trouvera auprès de vous, en toute bienveillance.

“Ecoute-moi s’il-te-plaît, j’ai besoin de parler”

“Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Accorde-moi seulement quelques instants
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne me bombarde pas de conseils et d’idées
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés
Manquerais-tu de confiance en mes capacités?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’essaie pas de me distraire ou de m’amuser
Je croirais que tu ne comprends pas
L’importance de ce que je vis en moi.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité?

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d’approuver
Si j’ai besoin de me raconter
C’est simplement pour être libéré.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’interprète pas et n’essaie pas d’analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne m’interromps pas pour me questionner
N’essaie pas de forcer mon domaine caché
Je sais jusqu’où je peux et veux aller.

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Respecte les silences qui me font cheminer
Gardes-toi bien de les briser
C’est par eux bien souvent que je suis éclairé.

Alors maintenant que tu m’as bien écouté
Je t’en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t’écouterai.”

Jacques Salomé

C’est à vous!

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